LA THÉRAPIE INTERPERSONNELLE
Les thérapeutes interpersonnels se concentrent sur les rapports interpersonnels du patient et essayent de comprendre comment ceux-ci ont un impact sur les symptômes dépressifs du patient. C’est une thérapie principalement inspirée des approches psychanalytiques mais sans la dimension interprétative et ne faisant aucune référence aux théories freudiennes sur la sexualité.
La psychothérapie interpersonnelle (IPT) est une thérapie brève dont l’efficacité pour traiter la dépression a été scientifiquement démontrée. La psychothérapie brève propose jusqu’à 20 séances (réunions habituellement hebdomadaires, 1 heure par séance) et chaque séance porte sur 1-2 questions principales qui semblent être le plus étroitement liées à la dépression.
Psychothérapie interpersonnelle (IPT)
Le traitement est très structuré. Le nombre et le contenu des séances sont planifiés soigneusement. La période d’évaluation initiale dure de 1 à 2 séances. Des problèmes interpersonnels sont catégorisée dans quatre domaines:
* perte d’une relation implorante (séparation, décès, etc.)
* conflits de rôle
* transitions de rôle
* déficits interpersonnels tels que la solitude
Les problèmes du patient sont analysée en relation à chaque domaine et les différentes réponses et solutions sont étudiées. Des objectifs clairs sont alors fixés et leur progrès est examiné après chaque séance. De nouvelles stratégies de soutient et de « faire face » sont essayées dans des tâches que le patient est invité à entreprendre entre les séances..
Fairburn (1997) a décrit l’IPT de la manière suivante : « La psychothérapie interpersonnelle (IPT) est une psychothérapie focale à court terme dans laquelle le but est d’aider des patients à identifier et modifier des problèmes interpersonnels courants. Elle a été développée vers la fin des années 60 comme traitement pour la dépression clinique, les lieux étant celle puisque les difficultés interpersonnelles contribuent au début et à l’entretien de la dépression, leur résolution est susceptible d’accélérer le rétablissement ».
Elle est basée sur l’idée que la dépression est souvent liée à des conflits interpersonnels (comme avec son époux/épouse, partenaire, collègue de travail, famille, etc.). Des situations interpersonnelles peuvent déclencher la dépression ou l’anxiété, mais la dépression peut survenir avant et être maintenue par les déficits et problèmes interpersonnels. Le thérapeute aide le patient à trouver des nouvelles stratégies interpersonnelles.
Des études scientifiques de l’université d’Oxford ont montré que l’IPT est une alternative à court terme aussi efficace que les thérapies cognitivo-comportementales.
Dans la première phase d’IPT, le thérapeute et le client identifient que les problèmes dans les rapports interpersonnels de clients ont besoin d’exploration. Cette phase est menée par le thérapeute, qui établit une « histoire » du client afin d’aider le client à identifier des problèmes interpersonnels. La phase suivante est conduite par le client ; les aides de thérapeute maintiennent le foyer et encouragent le changement. En conclusion, dans la dernière phase, le thérapeute et client explorent ce qui a été réalisé et ce qui n’a pas, et foyer le futur et le quel changements le client peut faire pour favoriser continuer l’amélioration.
Bien que structuré l’IPT est une approche qui a de la flexibilité et qui tient en compte l’histoire et le vécu du patient. Les problèmes du patient sont explorés en tenant compte des quatre domaines.
Un point très intéressant au sujet de l’IPT est que ce modèle fonctionne pour la prévention chez les patients souffrant de troubles psychologiques chroniques.
Enfin, la thérapie interpersonnelle ne stigmatise pas le patient et leur mode de vie, mais essaye de les rendre plus résilient dans leurs interactions sociales. Elle est de plus en plus appliquée à des groupes de patients divers : personnes âgées, personnes séropositives, et adolescents (dépressifs ou suicidaires).
Peu de thérapeutes francophones sont formées à l’IPT mais leurs nombre augmente chaque année.